{"id":172,"date":"2022-01-15T17:46:34","date_gmt":"2022-01-15T16:46:34","guid":{"rendered":"https:\/\/association1882.org\/?p=172"},"modified":"2022-01-22T21:10:51","modified_gmt":"2022-01-22T20:10:51","slug":"ceux-qui-racheterent-le-pays","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/association1882.org\/index.php\/2022\/01\/15\/ceux-qui-racheterent-le-pays\/","title":{"rendered":"Ceux qui Rachet\u00e8rent le Pays"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Par <strong>Naftali Greenwood<\/strong> pour le site du  \u00ab\u00a0Israel Ministry of Foreign Affairs\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>La terre ne sera pas ali\u00e9n\u00e9e irr\u00e9vocablement, car la terre est \u00e0 moi\u00a0\u00bb(L\u00e9v. 25 : 23)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br><em>A l&rsquo;\u00e9poque moderne, la \u00ab\u00a0mise en valeur du pays\u00a0\u00bb a consist\u00e9 en l&rsquo;achat, l&rsquo;amendement et le peuplement de la terre en Eretz Isra\u00ebl par le Fonds national juif (KKL), par des individus et des organisations et plus tard par l&rsquo;Etat d&rsquo;Isra\u00ebl.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>La fin de la p\u00e9riode ottomane : d\u00e9but de la remise en valeur<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le rachat et la remise en valeur d&rsquo;Eretz Isra\u00ebl, une bonne partie du pays \u00e9tant rest\u00e9e \u00e0 l&rsquo;abandon sous la domination \u00e9trang\u00e8re, d\u00e9buta au milieu des ann\u00e9es 1850 avec les premi\u00e8res tentatives de permettre aux juifs de produire eux-m\u00eames leur subsistance dans la Palestine ottomane, sans compter sur le soutien de l&rsquo;\u00e9tranger comme le faisait le \u00ab\u00a0vieux&nbsp;<em>yishouv<\/em>\u00ab\u00a0. Le premier achat de terre que l&rsquo;on connaisse fut effectu\u00e9 par Sir Mo\u00efse Montefiore (1784-1885) : 10 hectares* d&rsquo;orangeraies \u00e0 Jaffa (1855). Il y eut par la suite d&rsquo;autres acquisitions priv\u00e9es et, vers 1882, 2 200 hectares avaient \u00e9t\u00e9 achet\u00e9s par des juifs.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">* 1 hectare = 2.5 acres<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Bien que plusieurs villages sionistes (<em>moshavot<\/em>) avaient d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 \u00e9difi\u00e9s, les propri\u00e9t\u00e9s n&rsquo;\u00e9taient pas contigu\u00ebs et l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;utiliser l&rsquo;achat de terres pour pr\u00e9parer la souverainet\u00e9 juive n&rsquo;\u00e9tait pas \u00e0 l&rsquo;ordre du jour. Chaque acquisition s&rsquo;accompagnait de tracasseries bureaucratiques impos\u00e9es par les autorit\u00e9s locales turques qui, dans la phase de d\u00e9clin final de l&rsquo;Empire ottoman, \u00e9taient soit hostiles, soit indiff\u00e9rentes \u00e0 la possession de terres juives dans la province marginale et peu peupl\u00e9e qu&rsquo;\u00e9tait devenue la Palestine. Presque toutes \u00e9taient des terres domaniales (transmises aux souverains successifs) et \u00e9taient poss\u00e9d\u00e9es par des organismes publics ou priv\u00e9s au moyen de contrats de fermage ou de titres de propri\u00e9t\u00e9. La situation g\u00e9n\u00e9rale, doubl\u00e9e par la fr\u00e9quente n\u00e9cessit\u00e9 de recourir \u00e0 la corruption dans les n\u00e9gociations officielles, donnaient aux acquisitions effectu\u00e9es par les juifs un caract\u00e8re clandestin dont les cons\u00e9quences allaient se manifester dans les ann\u00e9es suivantes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le second aspect durable du rachat, la mise en valeur des terres, r\u00e9sultait de l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;abandon qui caract\u00e9risait depuis longtemps la Palestine. L&rsquo;amendement des terres &#8211; une pratique s\u00e9culaire comme en t\u00e9moignent les anciennes terrasses visibles sur les flancs des collines &#8211; remonte \u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle : le drainage des mar\u00e9cages, l&rsquo;enl\u00e8vement des pierres, la construction et la r\u00e9paration de terrasses furent entrepris \u00e0 cette \u00e9poque. Il s&rsquo;agissait principalement de pr\u00e9venir l&rsquo;\u00e9rosion de la couche arable. Le troisi\u00e8me aspect de cette entreprise &#8211; l&rsquo;installation d&rsquo;une population \u00e9conomiquement viable &#8211; suivit tout naturellement.<br><br>La premi\u00e8re vague de peuplement sioniste en Palestine (la \u00ab\u00a0premi\u00e8re aliya\u00a0\u00bb &#8211; 1882-1903) comprenait surtout des jeunes pionniers d&rsquo;Europe qui ne poss\u00e9daient ni capital ni exp\u00e9rience de l&rsquo;agriculture. Leurs entreprises \u00e9conomiques n&rsquo;\u00e9taient pas viables jusqu&rsquo;\u00e0 ce que le mouvement Hibbat Zion ne leur vienne en aide en r\u00e9clamant le soutien financier du Baron Maurice de Hirsch (1831-1896). Malgr\u00e9 le fait que le Baron de Hirsch s&rsquo;int\u00e9ressait surtout au peuplement rural juif dans d&rsquo;autres pays, il n&rsquo;en demeure pas moins que la premi\u00e8re aliya en Palestine suivit ses conseils sur l&rsquo;am\u00e9lioration de la condition juive et sa Jewish Colonization Association (ICA) cr\u00e9\u00e9e en 1891, joua un r\u00f4le important dans le rachat des terres apr\u00e8s sa mort.<br><br>Le baron Benjamin (Edmond James) de Rothschild (1845-1934) rallia cette cause apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 sollicit\u00e9 par les dirigeants de Rishon Lezion, l&rsquo;un des villages de la premi\u00e8re aliya. Il patronna 12 localit\u00e9s en intervenant aux trois \u00e9tapes de d\u00e9veloppement : achat de la terre, mise en valeur et peuplement \u00e9conomiquement viable. Pour ce faire, il mit sur pied une administration qui, anim\u00e9e en partie par des responsables dont la condescendance allait susciter le ressentiment des habitants, mena \u00e0 bien les trois aspects de la remise en valeur des terres. Les localit\u00e9s les plus connues financ\u00e9es par le baron de Rothschild sont Metoulla, Zikhron Yaakov, Rishon Lezion et Rosh Pina. Metoulla (cr\u00e9\u00e9e en 1896) est un exemple d&rsquo;acquisition qui pr\u00e9senta par la suite l&rsquo;avantage suppl\u00e9mentaire d&rsquo;assurer le contr\u00f4le des sources d&rsquo;eau. Elle d\u00e9termina \u00e9galement la limite nord du peuplement juif. En 1900, Edmond de Rothschild transf\u00e9ra la propri\u00e9t\u00e9 des localit\u00e9s, leurs exploitations agricoles et 25 000 hectares de terre \u00e0 l&rsquo;ICA qu&rsquo;il continua \u00e0 soutenir de diverses mani\u00e8res. C&rsquo;est \u00e0 cette \u00e9poque que l&rsquo;Organisation sioniste, r\u00e9cemment constitu\u00e9e, adopta le m\u00eame mod\u00e8le de mise en valeur des terres : achat, amendement et peuplement. A cet effet, elle cr\u00e9a deux organisations centrales. La premi\u00e8re fut le Fonds national juif ou K\u00e9ren Kay\u00e9met LeIsrael en h\u00e9breu, cr\u00e9\u00e9 le 29 d\u00e9cembre 1901, dont la charte d\u00e9signe l&rsquo;acquisition de terres en Eretz Isra\u00ebl comme l&rsquo;unique objectif de l&rsquo;organisation. Pendant la premi\u00e8re d\u00e9cennie, le KKL mit sur pied une organisation mondiale de collecte de fonds \u00e0 partir de la vente de timbres, en pla\u00e7ant des bo\u00eetes de collecte dans les foyers et les \u00e9coles et en sollicitant des dons. Ses premi\u00e8res acquisitions de terres &#8211; fort modestes &#8211; furent effectu\u00e9es en 1904 et 1908 en Basse Galil\u00e9e, en Jud\u00e9e et dans la r\u00e9gion du lac de Tib\u00e9riade et c&rsquo;est l\u00e0 que furent inaugur\u00e9es deux formes de peuplement qui allaient s&rsquo;av\u00e9rer d\u00e9terminantes pour l&rsquo;acquisition des terres : la forme coop\u00e9rative (moshav) et la forme collectiviste (kevoutsa, ult\u00e9rieurement kibboutz).<br><br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La seconde organisation de rachat fond\u00e9e par l&rsquo;Organisation sioniste fut la Palestine Land Development Company (PLDP) cr\u00e9\u00e9e en 1908 par Otto Warburg et Arthur Ruppin pour acheter des terre pour le KKL. Par la suite, un organisme de collecte \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger appel\u00e9 K\u00e9ren Hayessod fut \u00e9galement cr\u00e9\u00e9. A. Ruppin, plus que tout autre, consolida l&rsquo;aspect institutionnel du peuplement gr\u00e2ce \u00e0 son exp\u00e9rience personnelle et sa formation professionnelle : une v\u00e9ritable passion pour une gestion saine, la connaissance des diverses communaut\u00e9s de diaspora et des \u00e9tudes de droit et d&rsquo;\u00e9conomie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ruppin engagea l&rsquo;Organisation sioniste dans l&rsquo;entreprise de peuplement, contribua \u00e0 inventer les formes collectives et coop\u00e9ratives qui la rendaient viable et, \u00e0 la diff\u00e9rence des administrateurs de Rothshchild, accorda aux agriculteurs un statut d&rsquo;\u00e9ga-lit\u00e9. En mati\u00e8re de d\u00e9veloppement urbain, ses efforts furent d\u00e9cisifs dans la fondation de Tel Aviv et l&rsquo;achat de terrains \u00e0 Ha\u00effa et \u00e0 J\u00e9rusalem o\u00f9 des quartiers furent cr\u00e9\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au cours de ses premi\u00e8res ann\u00e9es, l&rsquo;Organisation sioniste oeuvra principalement pour placer les immigrants juifs dans les localit\u00e9s rurales. Pour les doter d&rsquo;une formation agricole, A. Ruppin lan\u00e7a, sur les terres du KKL, les \u00ab\u00a0fermes nationales\u00a0\u00bb. Les stagiaires de ces fermes s&rsquo;install\u00e8rent ensuite comme fermiers ou m\u00e9tayers dans d&rsquo;autres localit\u00e9s financ\u00e9es par le KKL, y compris des nouveaux villages. En outre, ces fermes servirent de laboratoires exp\u00e9rimentaux pour l&rsquo;application des diverses philosophies du peuplement rural.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le mod\u00e8le de mise en valeur de la terre \u00e9tait ainsi bien implant\u00e9 lorsque l&rsquo;administration britannique entra en vigueur (1920). Il \u00e9tait institutionnalis\u00e9, distinct des entreprises individuelles (m\u00eame si ses dirigeants pensaient en termes d&rsquo;entreprise priv\u00e9e) et de plus en plus orient\u00e9 vers le secteur rural. La quasi totalit\u00e9 des exploitants \u00e9taient locataires et non propri\u00e9taires de leurs terres.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br><strong>La p\u00e9riode du mandat britannique (1920-1948)<br>(1920-1948)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le&nbsp;<a href=\"https:\/\/mfa.gov.il\/MFA\/History\/Modern%20History\/Centenary%20of%20Zionism\/Lexicon%20of%20Zionism#M\">mandat britannique<\/a>&nbsp;ramena la stabilit\u00e9 gouvernementale \u00e9branl\u00e9e par la Premi\u00e8re Guerre mondiale et annon\u00e7a, avec la&nbsp;<a href=\"https:\/\/mfa.gov.il\/MFA\/ForeignPolicy\/Peace\/Guide\/Pages\/The%20Balfour%20Declaration.aspx\">D\u00e9claration Balfour<\/a>&nbsp;de 1917, un r\u00e9gime qui, \u00e0 l&rsquo;origine, \u00e9tait favorable aux objectifs sionistes. Il permit \u00e9galement la mise en valeur d&rsquo;autres parties du pays : le N\u00e9guev, la Transjordanie et le plateau du Golan.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les institutions juives continu\u00e8rent \u00e0 oeuvrer avec une vigueur accrue, tant en mati\u00e8re d&rsquo;acquisitions de terres rurales que de peuplement urbain. Entre autres projets urbains, on peut citer les \u00ab\u00a0quartiers-jardins\u00a0\u00bb de J\u00e9rusalem, la r\u00e9gion de la rue Allenby \u00e0 Tel Aviv, plusieurs quartiers de Ha\u00effa et diverses localit\u00e9s de la plaine littorale.<br><br>Le baron Edmond de Rothschild intervint \u00e0 nouveau en 1923 en cr\u00e9ant la Palestine Jewish Colonization Association (PICA) qui travaillait sous la direction de son fils James Armand de Rothschild (1878-1957). En 1930, la PICA avait acquis 5 200 hectares dans diverses r\u00e9gions du pays et y avait cr\u00e9\u00e9 50 localit\u00e9s o\u00f9 l&rsquo;on trouvait les divers modes de vie existant \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque : des villages (comme Pardess Hanna, Binyamina et Guivat Ada, tous nomm\u00e9s d&rsquo;apr\u00e8s les membres de la famille Rothschild), des kibboutzim, des moshavim et des localit\u00e9s urbaines comme Bnei Brak et Herzliya. La PICA continua \u00e0 apporter son aide aux localit\u00e9s rurales tout en d\u00e9veloppant ou en finan\u00e7ant des entreprises dont certaines d&rsquo;importance vitale pour l&rsquo;\u00e9conomie isra\u00e9-lienne &#8211; les caves vinicoles, la Compagnie de potasse, la Compagnie d&rsquo;\u00e9lectricit\u00e9 et les ciments Nesher pour n&rsquo;en citer que quelques-unes. A la fin du mandat (1948), la PICA poss\u00e9dait un important pourcentage des terres juives en Palestine. La seconde phase &#8211; la mise en valeur des terres &#8211; rev\u00eatit \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque du mandat une importance d\u00e9cisive dans la mesure o\u00f9 une grande partie des territoires se trouvaient dans des vall\u00e9es mar\u00e9cageuses. La PICA commen\u00e7a alors \u00e0 ass\u00e9cher les marais, en mettant les terres \u00e0 la disposition des localit\u00e9s rurales nouvellement cr\u00e9\u00e9es ou d\u00e9velopp\u00e9es. En 1934, une concession de 5 600 hectares fut achet\u00e9e \u00e0 deux familles arabes de Syrie pour ass\u00e9cher et peupler la vall\u00e9e du Houleh dans la partie orientale de la Haute Galil\u00e9e. En acqu\u00e9rant d&rsquo;autres terres au nord de la vall\u00e9e du Houleh, le KKL \u00e9tablit pratiquement la continuit\u00e9 territoriale entre Metoulla et Rosh Pina.<br><br>Par l&rsquo;interm\u00e9diaire du PLDC, le KKL acheta plus de 70 000 hectares pendant la p\u00e9riode du mandat, principalement dans les vall\u00e9es de Jezr\u00e9el, de Zebulon, du Jourdain, de Beit Sh\u00e9an, du Houleh et de H\u00e9fer, dans la baie de Ha\u00effa et au nord du N\u00e9guev. Menachem Ussishkin, dirigeant sioniste depuis les d\u00e9buts, exhortait l&rsquo;Organisation sioniste \u00e0 se consa-crer activement \u00e0 l&rsquo;achat de terres et au peuplement du Pays d&rsquo;Isra\u00ebl. Il insista en 1912 pour que les Hovevei Zion allouent des fonds \u00e0 l&rsquo;achat d&rsquo;un terrain sur le mont Scopus afin de construire une universit\u00e9 \u00e0 J\u00e9rusalem. Pr\u00e9sident du KKL entre 1923 et 1941, il se consacra lui-m\u00eame \u00e0 l&rsquo;acquisition de terres domaniales. Il effectua des voyages en Europe et au Canada pour collecter des fonds et entreprit de difficiles n\u00e9gociations en vue de l&rsquo;achat par le KKL de grandes \u00e9tendues de terres. Sous sa pr\u00e9sidence, les possessions du KKL furent multipli\u00e9es par 25. Yehoshoua Hankin (1864-1945), v\u00e9ritable moteur du PLDC, \u00e9tait un autre personnage fort actif dans cette entreprise. Gr\u00e2ce \u00e0 des efforts engag\u00e9s en 1890, il assura la propri\u00e9t\u00e9 des terres sur lesquelles furent construites Rehovot, Hadera et les localit\u00e9s de l&rsquo;ICA en Galil\u00e9e et ailleurs, ainsi que la majeure partie de la vall\u00e9e de Jezr\u00e9el &#8211; soit au total 60 000 hectares. D&rsquo;allure aust\u00e8re, ressemblant \u00e0 un rabbin, Hankin prit contact avec des effendis arabes, des \u00e9trangers et diverses autorit\u00e9s, avec la calme audace d&rsquo;un entrepreneur; ses r\u00e9alisations sont enseign\u00e9es dans les \u00e9coles isra\u00e9-liennes. En 1927, il pr\u00e9senta aux dirigeants sionistes un plan pour l&rsquo;acquisition de terres pendant vingt ann\u00e9es et cinq ans plus tard, il devint directeur du PLDC. Les acheteurs priv\u00e9s apparurent \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque. L&rsquo;American Zion Commonwealth Company acquit dans la vall\u00e9e de Jezr\u00e9el le terrain sur lequel fut construite la ville d&rsquo;Afoula. Les capitaux priv\u00e9s suscit\u00e8rent un essor consid\u00e9rable des plantations d&rsquo;agrumes sur la plaine c\u00f4ti\u00e8re et contribu\u00e8rent \u00e0 la cr\u00e9ation d&rsquo;une s\u00e9rie de villages. Avec le temps, s&rsquo;\u00e9tablit une distinction (avec des exceptions de part et d&rsquo;autres) : le capital priv\u00e9 import\u00e9 s&rsquo;investissait dans le secteur urbain; le capital national juif finan\u00e7ait le peuplement rural pionnier. Lorsqu&rsquo;il devint \u00e9vident pour les habitants non juifs du pays que le mouvement sioniste s&rsquo;implantait solidement, ces activit\u00e9s rencontr\u00e8rent de plus en plus d&rsquo;obstacles. Le premier fut d&rsquo;ordre \u00e9conomique, les Arabes qui n&rsquo;avaient acquis leurs domaines que derni\u00e8rement, faisant monter vertigineusement le prix des terrains. Par exemple, la meilleure terre domaniale de la vall\u00e9e de Beit Sh\u00e9an (pr\u00e8s de la vall\u00e9e du Jourdain au sud de Tib\u00e9riade) avait \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9e au d\u00e9but des ann\u00e9es 1920 par le gouvernement mandataire \u00e0 des B\u00e9douins qui ne savaient qu&rsquo;en faire. En 1914, les propri\u00e9taires arabes de la concession de la vall\u00e9e du Houleh qui vivaient en Syrie, avaient achet\u00e9 au sultan turc la r\u00e9gion, dont la majeure partie \u00e9tait mar\u00e9cageuse sinon totalement inond\u00e9e. Tous deux vendirent leurs terrains aux juifs \u00e0 des prix exorbitant.<br><br>Du point de vue des acheteurs, le prix de la terre \u00e9tait moins important tant qu&rsquo;il y avait des fonds, car la mise en valeur des terres avait d\u00e9sormais d&rsquo;autres objectifs. Sur le plan politique, les objectifs sionistes en Palestine commenc\u00e8rent \u00e0 \u00e9voluer en direction de la cr\u00e9ation d&rsquo;un Etat, au moment o\u00f9 les \u00e9meutes arabes antijuives mirent les localit\u00e9s juives isol\u00e9es en p\u00e9ril. Pour ces deux raisons, il fallait proc\u00e9der \u00e0 des achats de terres le plus contigu\u00ebs possible. Certes, l&rsquo;achat par le KKL \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1920 de la plaine de H\u00e9fer \u00e9tablissait une quasi continuit\u00e9 territoriale dans la r\u00e9gion c\u00f4ti\u00e8re allant depuis le sud de Rehovot jusqu&rsquo;\u00e0 Ha\u00effa. En 1929, une cha\u00eene presqu&rsquo;ininterrompue de villes et de villages s&rsquo;\u00e9tendait de Metoulla au nord \u00e0 Be&rsquo;er Touvia au sud. D&rsquo;autres villages et localit\u00e9s collectivistes ou coop\u00e9ratives combl\u00e8rent la r\u00e9gion dans les ann\u00e9es 1930. Les achats de terrains assurant le contr\u00f4le de sources d&rsquo;eau \u00e9taient hautement prioritaires. Au fur et \u00e0 mesure que la p\u00e9riode du mandat avan\u00e7ait et que se pr\u00e9cisait l&rsquo;\u00e9ventualit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9tablissement d&rsquo;un Etat, la troisi\u00e8me phase, celle du peuplement, devint un \u00e9l\u00e9ment important de la fixation des fronti\u00e8res du futur Etat. Les achats s&rsquo;\u00e9tendirent alors dans la plaine littorale mar\u00e9cageuse et infest\u00e9e de malaria, dans les vall\u00e9es de l&rsquo;int\u00e9rieur et dans une moindre mesure dans les hauteurs de Jud\u00e9e et de Samarie. Plusieurs achats et tentatives de peuplement furent r\u00e9alis\u00e9es sur le plateau du Golan sans succ\u00e8s durable. Pratiquement aucune transaction ne fut effectu\u00e9e en Transjordanie qui faisait pourtant partie du mandat britannique. Dans bien des cas, les facteurs d\u00e9terminants des achats furent tout simplement la disponibilit\u00e9 en terres et en capitaux.<br><br>Avec le temps, se dress\u00e8rent les obstacles au rachat des terres. Les premi\u00e8res entraves suivirent les \u00e9meutes arabes de 1929, lorsque les dirigeants politiques arabes exerc\u00e8rent des pressions sur leurs compatriotes pour qu&rsquo;ils mettent fin \u00e0 la vente de terres aux juifs, des op\u00e9rations dont ils avaient tir\u00e9 un profit substantiel. Apr\u00e8s les \u00e9meutes arabes plus importantes (1936-1939), le plan de partage propos\u00e9 par la Commission Peel (juillet 1937) et le \u00ab\u00a0Livre Blanc\u00a0\u00bb de 1939, le partage du pays devint une \u00e9ventualit\u00e9 et la communaut\u00e9 juive et le mouvement sioniste se pr\u00e9par\u00e8rent \u00e0 l&rsquo;\u00e9dification d&rsquo;un Etat. Dans ses circonstances, l&rsquo;achat de terres devint une op\u00e9ration clandestine, comme c&rsquo;\u00e9tait le cas sous la domination turque. Selon les dispositions du Livre Blanc (f\u00e9v. 1940), le pays \u00e9tait partag\u00e9 en trois zones : la zone A (les collines de Jud\u00e9e et de Samarie, la Galil\u00e9e occidentale et le nord du N\u00e9guev), o\u00f9 les ventes aux juifs \u00e9taient interdites; la zone B (la vall\u00e9e de Jezr\u00e9el, la Galil\u00e9e orientale et la majeure partie de la plaine c\u00f4ti\u00e8re), o\u00f9 les ventes pouvaient continuer sous r\u00e9serve d&rsquo;approbation du Haut Commissaire; et la zone C (la bande littorale allant de Zikhron Yaacov jusqu&rsquo;\u00e0 une limite situ\u00e9e au nord de Rehovot, plus les r\u00e9gions urbaines &#8211; correspondant en gros aux fronti\u00e8res du partage conform\u00e9ment \u00e0 la Commission Peel), o\u00f9 aucune restriction n&rsquo;\u00e9tait impos\u00e9e. Pour contourner la loi, les organisations se consacrant au rachat des terres cr\u00e9\u00e8rent une cinquantaine de nouvelles localit\u00e9s dans des r\u00e9gions rurales non peupl\u00e9es en \u00e9rigeant, dans chaque cas en une seule nuit, des localit\u00e9s comportant une palissade et une tour de garde. La cr\u00e9ation de 11 localit\u00e9s de ce type dans le N\u00e9guev le 15 octobre 1946 et de 7 autres en 1947 constitu\u00e8rent une \u00e9tape d\u00e9cisive de l&rsquo;inclusion de cette r\u00e9gion dans l&rsquo;Etat juif. En mai 1948, lorsque le mandat prit fin et qu&rsquo;Isra\u00ebl s&rsquo;appr\u00eata \u00e0 proclamer l&rsquo;ind\u00e9pendance de l&rsquo;Etat, le rachat des terres avait plac\u00e9 un dixi\u00e8me du pays entre les mains juives, le reste \u00e9tant poss\u00e9d\u00e9 par le gouvernement ou par les Arabes. Les projets d&rsquo;amendement avaient \u00e9limin\u00e9 la majeure partie des mar\u00e9cages, \u00e0 l&rsquo;exception de ceux de la vall\u00e9e du Houleh, et permis \u00e0 l&rsquo;agriculture juive de se d\u00e9velopper d&rsquo;une fa\u00e7on sans pr\u00e9c\u00e9dent depuis l&rsquo;\u00e9poque romaine. Le pays comptait 277 localit\u00e9s rurales juives se r\u00e9partissant de la mani\u00e8re suivante : 15 bourgs (30 autres ont re\u00e7u le statut de villes depuis), 99 moshavim, 159 kibboutzim et 4 localit\u00e9s d&rsquo;un autre type. Leurs 111 000 habitants repr\u00e9sentaient pr\u00e8s de 20% de la population juive totale. <br><br>La p\u00e9riode de l&rsquo;Ind\u00e9pendance : nouvelles orientations du rachat des terres La guerre d&rsquo;Ind\u00e9pendance confirma le r\u00f4le du rachat des terres pour le maintien du contr\u00f4le du pays. Les attaques dans les r\u00e9gions peupl\u00e9es \u00e9taient repouss\u00e9es alors que plusieurs localit\u00e9s isol\u00e9es durent \u00eatre \u00e9vacu\u00e9es ou furent d\u00e9truites. Lorsque l&rsquo;armistice entra en vigueur en 1949, Isra\u00ebl se retrouva dans la situation suivante:<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"302\" height=\"354\" src=\"https:\/\/association1882.org\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/terre-proportions-encyclopedia-Judaica.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-173\" srcset=\"https:\/\/association1882.org\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/terre-proportions-encyclopedia-Judaica.jpeg 302w, https:\/\/association1882.org\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/terre-proportions-encyclopedia-Judaica-256x300.jpeg 256w\" sizes=\"auto, (max-width: 302px) 100vw, 302px\" \/><figcaption><em>Source: Encyclopaedia Juda\u00efca<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br>L&rsquo;acquisition par Isra\u00ebl des \u00ab\u00a0terres domaniales\u00a0\u00bb transforma la nature et la finalit\u00e9 du rachat des terres. Les achats destin\u00e9s \u00e0 assurer le contr\u00f4le des terres appartenait d\u00e9sormais au pass\u00e9; la mise en valeur et le peuplement, d\u00e9barrass\u00e9s des contraintes politiques ou militaires y gagn\u00e8rent en dynamisme. Certaines organisations de peuplement d&rsquo;avant l&rsquo;Etat laiss\u00e8rent la place \u00e0 des organismes gouvernementaux; les autres se consacr\u00e8rent \u00e0 de nouvelles activit\u00e9s. La PICA transf\u00e9ra 12 000 hectares au KKL et le reste de ses possessions \u00e0 l&rsquo;Etat qui, \u00e0 son tour, en loua certaines \u00e0 des agriculteurs dans les villages que la PICA avait auparavant subventionn\u00e9s. James de Rothschild l\u00e9gua tous ses autres biens \u00e0 l&rsquo;Etat. Le PLDC, rebaptis\u00e9 Israel Land Development Corporation, a cess\u00e9 d&rsquo;acheter des terres en 1954 et se consacre depuis au d\u00e9veloppement, \u00e0 la construction et \u00e0 la pr\u00e9paration des terres avant leur utilisation. Dans la vall\u00e9e du Houleh, le KKL mena \u00e0 bien de 1951 \u00e0 1958 un projet de mise en valeur portant sur 6 000 hectares. En 1960, l&rsquo;Israel Lands Authority fut cr\u00e9\u00e9e pour g\u00e9rer les terres domaniales ainsi que les 80 000 hectares que poss\u00e9dait le KKL. La loi sur l&rsquo;Israel Lands Authority, adopt\u00e9e la m\u00eame ann\u00e9e, pose le principe que les terres d&rsquo;Etat et du KKL ne pourront \u00eatre vendues et demeureront \u00e0 tout jamais la propri\u00e9t\u00e9 de l&rsquo;Etat d&rsquo;Isra\u00ebl. En 1968, les organismes \u00e9tatiques d\u00e9tenaient ainsi 92% de la superficie du pays. L&rsquo;Etat, en coop\u00e9ration avec le KKL et l&rsquo;Agence juive\/Organisation sioniste mondiale, continua \u00e0 \u00e9difier des localit\u00e9s rurales, dont certaines pour les nouveaux immigrants. 439 localit\u00e9s furent ainsi cr\u00e9\u00e9es entre 1948 et 1970. Pr\u00e8s des trois-quarts d&rsquo;entre elles \u00e9taient des moshavim; cette forme coop\u00e9rative de peuplement \u00e9clipsa en partie le mode de vie du kibboutz. La mise en valeur des terres, \u00e0 l&rsquo;origine essentiellement d\u00e9fensive, rev\u00eatit une nouvelle finalit\u00e9 : en peuplant la p\u00e9riph\u00e9rie, Isra\u00ebl entendait, entre autres, parer aux menaces pesant sur sa souverainet\u00e9. Un nouveau type de peuplement sous l&rsquo;\u00e9gide de l&rsquo;Etat apparut : le Nahal, corps des Forces de d\u00e9fense d&rsquo;Isra\u00ebl, qui cr\u00e9a de nombreuses localit\u00e9s frontali\u00e8res, de v\u00e9ritables avant-postes militaires qui devinrent par la suite des localit\u00e9s civiles. La mise en valeur des terres devint l&rsquo;objectif prioritaire. Le projet de la vall\u00e9e du Houleh permit de porter le total des terres mar\u00e9cageuses amend\u00e9es \u00e0 pr\u00e8s de 100 000 hectares, soit environ un quart de la superficie cultiv\u00e9e dans le p\u00e9rim\u00e8tre des lignes d&rsquo;armistice de 1949. La lutte contre la d\u00e9sertification, intens\u00e9ment men\u00e9e apr\u00e8s la guerre d&rsquo;Ind\u00e9pendance et qui se poursuit jusqu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, a donn\u00e9 \u00e0 Isra\u00ebl une r\u00e9putation mondiale. Les sols salins (abondants dans le N\u00e9guev et la vall\u00e9e de l&rsquo;Arava) ont \u00e9t\u00e9 amend\u00e9s par lessivage. Cette entreprise, men\u00e9e de pair avec celle de l&rsquo;irrigation, utilisant la Conduite nationale d&rsquo;eau, a si bien r\u00e9ussi que la g\u00e9n\u00e9ration isra\u00e9lienne d&rsquo;aujourd&rsquo;hui est persuad\u00e9e que B\u00e9er Sh\u00e9va se trouve aux confins, et non au coeur, du d\u00e9sert.<br><br>Le reboisement est une autre forme importante de mise en valeur du territoire. Amorc\u00e9 par le KKL en 1908, il poursuit divers objectifs : notamment l&#8217;embellissement du paysage, la lutte contre l&rsquo;\u00e9rosion et la protection de certaines r\u00e9gions contre l&#8217;empi\u00e9tement de l&rsquo;urbanisation. (Il s&rsquo;av\u00e9ra par la suite qu&rsquo;il intensifiait \u00e9galement les pr\u00e9cipitations). En 1995, Isra\u00ebl disposait de 83 600 hectares de for\u00eats dont 48 600 &#8211; depuis la Haute Galil\u00e9e jusqu&rsquo;au nord du N\u00e9guev &#8211; avaient \u00e9t\u00e9 assid\u00fbment plant\u00e9s. La plantation d&rsquo;arbres est d&rsquo;ailleurs devenu un ph\u00e9nom\u00e8ne social t\u00e9moignant de la prise de conscience des questions \u00e9cologiques. L&rsquo;ass\u00e8chement des marais et le reboisement ont donc apport\u00e9 une nouvelle conception de la mise en valeur des terres: la revitalisation. Une fois termin\u00e9, l&rsquo;ass\u00e8chement de la vall\u00e9e du Houleh s&rsquo;av\u00e9ra probl\u00e9matique dans la mesure o\u00f9 les d\u00e9p\u00f4ts de tourbe souterrains nouvellement ass\u00e9ch\u00e9s provoquaient des combustions lentes rendant toute la r\u00e9gion impropre aux cultures. Une partie de la vall\u00e9e fut donc r\u00e9inond\u00e9e en 1995 et rattach\u00e9e \u00e0 une r\u00e9serve naturelle voisine. En mati\u00e8re de reboisement, les vieux eucalyptus plant\u00e9s pour limiter les mar\u00e9cages disparaissent progressivement, et les pins, privil\u00e9gi\u00e9s par les premiers forestiers pour leur valeur esth\u00e9tique, ont montr\u00e9 qu&rsquo;ils pr\u00e9sentaient l&rsquo;inconv\u00e9nient de br\u00fbler trop facilement sous le climat isra\u00e9lien. Les anciennes for\u00eats sont donc replant\u00e9es avec des esp\u00e8ces plus diversifi\u00e9es et plus adapt\u00e9es \u00e0 la flore indig\u00e8ne. Parmi les institutions qui ont transform\u00e9 le slogan biblique \u00ab\u00a0d\u00e9livrance de la terre\u00a0\u00bb en une r\u00e9alit\u00e9, une seule a conserv\u00e9 son importance et son influence : le Fonds national juif. Presque centenaire, le KKL est devenu l&rsquo;organisation d&rsquo;Isra\u00ebl la plus importante en mati\u00e8re de reboisement, d\u00e9veloppement du pays, R&amp;D en agriculture et en \u00e9cologie. Il re\u00e7oit chaque ann\u00e9e environ 100 millions de dollars de dons ainsi que 600 millions de dollars au titre des revenus de l&rsquo;Israel Lands Authority. Il continue \u00e0 remplir sa mission d&rsquo;origine : assurer la propri\u00e9t\u00e9 nationale juive de la terre en Erets Isra\u00ebl.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Naftali Greenwood pour le site du \u00ab\u00a0Israel Ministry of Foreign Affairs\u00a0\u00bb La terre ne sera pas ali\u00e9n\u00e9e irr\u00e9vocablement, car la terre est \u00e0 moi\u00a0\u00bb(L\u00e9v. 25 : 23) A l&rsquo;\u00e9poque moderne, la \u00ab\u00a0mise en valeur du pays\u00a0\u00bb a consist\u00e9 en l&rsquo;achat, l&rsquo;amendement et le peuplement de la terre en Eretz Isra\u00ebl par le Fonds national&hellip; <a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/association1882.org\/index.php\/2022\/01\/15\/ceux-qui-racheterent-le-pays\/\">Poursuivre la lecture <span class=\"screen-reader-text\">Ceux qui Rachet\u00e8rent le Pays<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":178,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-172","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-historique","entry"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/association1882.org\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/acte-dachat-terre-israel.png","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/association1882.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/172","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/association1882.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/association1882.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/association1882.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/association1882.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=172"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/association1882.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/172\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":174,"href":"https:\/\/association1882.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/172\/revisions\/174"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/association1882.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/178"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/association1882.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=172"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/association1882.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=172"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/association1882.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=172"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}